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LE MAGAZINE
Mes décryptages : le Maroc, sa mémoire juive, son âme hébraïque, et le corridor qui le relie à Israël. Ce que l'actualité effleure, je l'explore en profondeur.


Non, je ne suis pas un agent du Mossad
Enfin pas encore ! Commençons par le plus flatteur des malentendus : non, je ne travaille pas pour le Mossad. Je le précise parce qu'on me le demande. Sérieusement. Vous qui me suivez, vous m'avez sûrement déjà vu rangé dans une case, puis dans son exact contraire. Sioniste, paraît-il. Pas sioniste du tout, jure-t-on ailleurs. Antisioniste, même, ce que je ne suis pas davantage. À force, j'ai cessé de corriger. Je collectionne les étiquettes comme d'autres les décorations : a

Amine Drissi Boutaybi
il y a 5 heures3 min de lecture


Les Marocains, bâtisseurs de Jérusalem
On a réduit les Juifs marocains au folklore. L'histoire dit qu'ils furent parmi les fondateurs d'Israël moderne. Il existe une image commode des Juifs marocains : celle d'un peuple de mélodies et de fêtes, gardien tendre d'une nostalgie. Une image affectueuse, et fausse à force d'être réductrice. Car avant d'être un folklore, les Juifs du Maroc furent des bâtisseurs, au sens le plus littéral du terme. Remontons à 1867. Jérusalem vit encore repliée derrière ses murailles ottom

Amine Drissi Boutaybi
il y a 2 jours2 min de lecture


L'antisémitisme n'est pas une tradition marocaine. C'est une tentation importée.
Le panarabisme a fait une incursion. Il n'a jamais conquis l'âme du pays — mais c'est un danger qu'il faut nommer. Parmi les héritages que l'arabisme et le panarabisme ont tenté de déposer dans l'identité marocaine, il en est un qu'il faut regarder en face : l'antisémitisme. Non pas comme une racine du pays, mais comme une greffe venue d'ailleurs. Le Maroc n'a pas inventé la haine du Juif. On a essayé de la lui inoculer. Le mot juste n'est pas « catastrophe ». C'est « danger

Amine Drissi Boutaybi
il y a 5 jours3 min de lecture
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