top of page

Des soldats marocains en Israël pour Gaza : la preuve par la paix

  • Photo du rédacteur: Amine Drissi Boutaybi
    Amine Drissi Boutaybi
  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Ce que la normalisation a rendu possible — et que ses détracteurs n’avaient pas vu venir.


Des Soldats Marocains à Gaza

Les premiers soldats des Forces Armées Royales viennent d’arriver au quartier général américain de Kiryat Gat, en Israël. Pas pour faire la guerre : pour la stabilisation. Et bientôt pour soigner, puisque le Maroc doit installer un hôpital militaire de campagne à Gaza.


Derrière cette brève se joue quelque chose de grand. Le plan de paix lancé par Trump a abouti à un cessez-le-feu, puis à une Force internationale de stabilisation autorisée par l’ONU — à terme 20 000 soldats et 12 000 policiers, déployés d’abord sur Rafah. Or cinq pays seulement fournissent des troupes : l’Indonésie, le Kazakhstan, l’Albanie, le Kosovo… et le Maroc. Pendant ce temps, la France, l’Allemagne et l’Espagne déclinaient. Beaucoup de capitales se paient des discours sur la paix ; le Royaume, lui, met des hommes là où il a mis des mots.


Car le Maroc n’arrive pas qu’avec des fusils et un hôpital. Il arrive avec un savoir-faire que personne d’autre dans cette coalition ne maîtrise à ce point : la déradicalisation. Depuis les attentats de Casablanca en 2003, le Royaume traite l’extrémisme comme une bataille théologique, pas seulement policière. De là est né l’Institut Mohammed VI de formation des imams, qui diffuse un islam du juste milieu jusqu’en Afrique et en Europe. On ne répond pas durablement à un argumentaire radical avec un drone, mais avec un meilleur argument. On gagne une guerre avec des armes ; on ne gagne la paix qu’en désarmant les têtes.


Reste le nœud. Tout cela aurait été impossible sans la normalisation entre le Maroc et Israël, scellée fin 2020. On a entendu que normaliser, c’était trahir Gaza. Les faits retournent l’accusation : sans ce cadre, des officiers marocains ne pourraient pas coordonner depuis le sol israélien, ni envoyer un hôpital aux blessés. Ceux qui ont gardé les mains propres en refusant tout contact n’ont aujourd’hui rien à offrir à Gaza. Ceux qui ont osé le dialogue débarquent avec des chirurgiens.


C’est toute ma thèse sur ce qu’est le Maroc dans cette région : non pas un camp, mais un pont. Normaliser, ce n’était pas tourner le dos aux Gazaouis. C’était se donner les moyens, un jour, de les soigner.


Le reste n’est que bruit.


Pour aller plus loin

Vous voulez aller plus loin ? Mes livres se lisent, mes conférences se vivent, mes partenariats se construisent. Tout commence ici : pinktarbouche.com




SOUSCRIRE À LA NEWSLETTER LE CARNET DE PINK TARBOUCHE

Ma ligne directe : décryptages à chaud, coulisses de mon action, rendez-vous. Au calme, loin du bruit des réseaux.

bottom of page