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LE MAGAZINE
Mes décryptages : le Maroc, sa mémoire juive, son âme hébraïque, et le corridor qui le relie à Israël. Ce que l'actualité effleure, je l'explore en profondeur.


Le même caftan, le même tagine, les mêmes saints
Sur ce qui ne sépare pas les Juifs et les Musulmans du Maroc. Pour comprendre le Juif marocain, regardez d’abord ailleurs. Regardez les ashkénazes. En exil, dispersés à travers l’Europe, ils ont fini par bâtir un monde à part. Une cuisine à eux. Des danses à eux. Et même une langue à eux — le yiddish, idiome germanique, étranger autant aux pays qui les abritaient qu’à l’hébreu de leurs prières. La diaspora, chez eux, a produit de la différence. Il fallait bien survivre en res

Amine Drissi Boutaybi
il y a 16 heures3 min de lecture


À Berkane, le Maroc rappelle qu’il est devenu un rempart
Une arrestation de routine ? Plutôt la signature d’une doctrine qui a fait du Royaume l’un des partenaires les plus écoutés de la lutte mondiale contre le terrorisme. Le 25 juin, à Berkane, le Bureau central d’investigations judiciaires a interpellé un homme de trente-sept ans. Il avait prêté allégeance à Daech, échoué à rejoindre ses rangs au Sahel, puis s’était rabattu sur ce que les communiqués appellent le « jihad individuel » : préparer, seul, de quoi frapper son propre

Amine Drissi Boutaybi
il y a 3 jours2 min de lecture


L'antisémitisme n'est pas une tradition marocaine. C'est une tentation importée.
Le panarabisme a fait une incursion. Il n'a jamais conquis l'âme du pays — mais c'est un danger qu'il faut nommer. Parmi les héritages que l'arabisme et le panarabisme ont tenté de déposer dans l'identité marocaine, il en est un qu'il faut regarder en face : l'antisémitisme. Non pas comme une racine du pays, mais comme une greffe venue d'ailleurs. Le Maroc n'a pas inventé la haine du Juif. On a essayé de la lui inoculer. Le mot juste n'est pas « catastrophe ». C'est « danger

Amine Drissi Boutaybi
il y a 6 jours3 min de lecture
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